Après plusieurs années à réaliser des visites virtuelles, principalement dans des théâtres, j’aime régulièrement prendre du recul sur ma façon de travailler.
C’est aussi pour cette raison que je suis depuis longtemps les MOOC d’OpenClassrooms. J’apprécie leur approche concrète, qui permet de découvrir des méthodes directement applicables à son activité.

Je viens d’achever un cours consacré à la créativité. Au-delà des idées reçues, j’y ai trouvé des outils simples mais puissants pour sortir de ses habitudes de réflexion.
Certains vont clairement influencer ma manière de développer mon activité, notamment pour identifier de nouveaux secteurs intéressés par les visites virtuelles.

OpenClassrooms-Développez votre créativité

Produire beaucoup d’idées avant de vouloir trouver la bonne

Le cours rappelle une évidence que l’on oublie parfois : une bonne idée est souvent précédée de dizaines d’autres.
Avant de juger une proposition, il faut d’abord en produire un maximum.

Le brainstorming reste une méthode incontournable, surtout lorsqu’on accepte toutes les idées, même les plus inattendues.
Des techniques comme le « Oui… et… » permettent de rebondir sur les propositions des autres sans les bloquer.
Les cartes mentales ou les mash-up sont également d’excellents moyens d’associer des univers qui semblent éloignés.

Cette première étape m’a rappelé qu’en matière de prospection, nous avons souvent tendance à viser toujours les mêmes clients.

Voici notamment une « Mind Map » concernant l’intérêt de créer un wireframe lors de l’élaboration d’un site internet.
Je me suis servi de ce visuel lors d’un cours chez Sup’ de Com Le Mans pour des Bachelors 2ème année.

Mind Map-Concepts clés du wireframe

La pensée inversée : une excellente façon de casser ses habitudes

La méthode qui m’a le plus marqué est sans doute la pensée inversée.
Son principe est très simple : au lieu de chercher directement une solution, on inverse complètement la question.

Au lieu de me demander :
« Quels nouveaux clients pourraient avoir besoin d’une visite virtuelle ? »
je me suis demandé :
« Qui n’aurait, à priori, absolument aucun intérêt pour une visite virtuelle ? »

À partir de cette question volontairement décalée, les idées sont arrivées beaucoup plus facilement. Certaines semblaient irréalistes au départ, mais elles ont ouvert de nouvelles pistes.

En revenant ensuite à la question initiale, plusieurs marchés auxquels je n’avais jamais réellement pensé sont apparus.
En complément des théâtres, je vois désormais un potentiel auprès :

  • des centres de formation
  • des écoles et campus
  • des espaces de coworking
  • des hôtels indépendants
  • des salles de réception
  • des musées de petite taille
  • des ateliers d’artisans
  • des entreprises souhaitant faire visiter leurs locaux pour leur marque employeur
  • des collectivités locales mettant en valeur leur patrimoine.

Sans cette inversion de réflexion, je serais probablement resté concentré sur les mêmes prospects qu’auparavant.

SCAMPER : regarder son offre autrement

L’autre méthode que je retiendrai est SCAMPER.

J’apprécie particulièrement son fonctionnement, car il oblige à se poser une série de questions sur son produit ou son service.

Que peut-on remplacer ? Combiner ? Adapter ? Modifier ? Réutiliser ? Simplifier ? Réorganiser ?

En appliquant cette grille à mes visites virtuelles, je me suis aperçu que je ne vendais peut-être pas uniquement une visite immersive.

Pourquoi ne pas combiner une visite virtuelle avec des interviews vidéo ? Adapter mes prestations à la formation interne des entreprises ? Produire des visites destinées au recrutement ou à l’intégration des nouveaux collaborateurs ? Simplifier certaines offres pour les rendre accessibles aux petites structures ?

Chaque question ouvre finalement une nouvelle possibilité commerciale.

L’intérêt de SCAMPER est qu’il pousse à faire évoluer une offre existante plutôt que de repartir de zéro.

La créativité autorise chacun à commettre des erreurs. L’art c’est de savoir lesquelles garder.

Scott Adams

Trier les idées grâce à l’analyse SWOT

Une fois les idées produites, encore faut-il savoir lesquelles méritent d’être développées.

Le cours présente la matrice SWOT, un outil d’analyse particulièrement efficace.
Elle consiste à évaluer chaque idée selon quatre critères :

  • ses forces
  • ses faiblesses
  • les opportunités qu’elle offre
  • les risques qu’elle présente.

J’ai commencé à utiliser cette méthode pour comparer les nouveaux marchés identifiés. Certaines idées paraissaient très séduisantes au premier abord, mais révélaient finalement des contraintes importantes. À l’inverse, d’autres, plus discrètes, présentent un excellent potentiel de développement.

Cette étape d’analyse évite de se laisser guider uniquement par l’enthousiasme du moment.

Une nouvelle manière d’aborder la prospection

Ce MOOC m’a surtout rappelé qu’innover ne signifie pas forcément inventer quelque chose de totalement nouveau. Il s’agit souvent de regarder son activité sous un angle différent.

Grâce à la pensée inversée, à la méthode SCAMPER et à l’analyse SWOT, j’ai déjà identifié plusieurs nouvelles cibles pour développer mes visites virtuelles, bien au-delà du secteur culturel dans lequel j’interviens habituellement.

Comme souvent avec les formations OpenClassrooms, je termine ce cours avec des outils immédiatement utilisables.
C’est précisément ce que j’apprécie dans leurs MOOC : ils donnent des méthodes concrètes qui permettent d’améliorer sa pratique professionnelle, tout en nourrissant une veille permanente indispensable lorsque l’on souhaite continuer à progresser.