Depuis que je pratique les MOOC d’OpenClassrooms, je ne compte plus les outils que j’ai pu intégrer à mon activité.
Après avoir partagé dans un précédent article comment la créativité m’avait aidé à élargir mes cibles pour les visites virtuelles, je reviens aujourd’hui sur une formation et qui vient compléter ma précédente formation : l’animation d’ateliers de créativité.
Une compétence que je compte bien appliquer, aussi bien dans mes formations pour les écoles de communication du Mans que pour des écoles de management.
Pourquoi structurer un atelier de créativité ?
Un atelier créatif ne s’improvise pas.
L’objectif ? Créer un environnement où les idées fusent sans retenue, où chacun ose proposer, même les pistes les plus folles.
Le cours d’OpenClassrooms insiste sur une règle d’or :
plus on génère d’idées, plus on a de chances d’en trouver de pertinentes.
Mais pour y parvenir, il faut un cadre rassurant et stimulant.
La première étape, le « Kick Off », est cruciale. En 5 à 30 minutes, il s’agit de donner le ton : expliquer l’objectif, le déroulé, et surtout, désamorcer les craintes.
« Ici, on ne juge pas, on rebondit, et on privilégie la quantité. »
Un message simple, mais libérateur : il n’y avait ni bonne ni mauvaise réponse !
Briser la glace et échauffer les esprits
Avant de plonger dans la génération d’idées, il faut mettre les participants en condition. C’est le rôle des « Ice Breakers » et des « Warm Up ».
• l’Ice Breaker : un jeu court pour détendre l’atmosphère.
Le « Marshmallow Challenge » (construire la tour la plus haute avec des spaghettis et une guimauve) est l’un des exemples les plus connus. Ludique, collaboratif, et révélateur de dynamiques d’équipe.
• le Warm Up : un exercice pour sortir des sentiers battus.
Par exemple, demander « Et si on devait visiter un musée… sous l’eau ? » ou « Et si nos clients étaient des enfants de 5 ans ? ».
Ces questions absurdes au premier abord forcent à penser différemment – une compétence clé, aussi bien pour imaginer de nouvelles offres de visites virtuelles que pour résoudre des problèmes en équipe.
Libérer la parole et structurer les idées
Vient ensuite la phase de « Défouloir » : un moment où tout est permis.
L’idée c’est casser les blocages (« C’est impossible », « Ça n’a pas de sens »).
On utilisera alors la matrice morphologique : croiser des concepts a priori sans lien (ex : « visite virtuelle » + « escape game ») pour faire émerger des idées inédites.
Puis, place au brainstorming pur, avec une règle immuable : pas de filtre.
C’est là que la méthode « Color Run » (post-it de couleurs différentes pour chaque participant) prend tout son sens. La compétition amicale pousse à aller plus loin.
Enfin, la phase de « Vote » permet de trier et prioriser les idées selon des critères objectifs (faisabilité, originalité, etc.).
Application concrète : formations et management
Ces techniques ne servent pas qu’à trouver de nouveaux marchés pour mes visites virtuelles. Je les intègre déjà dans mes interventions en écoles de communication :
• pour stimuler l’innovation chez les étudiants (ex : imaginer des usages insolites de la photo 360°).
• pour renforcer la cohésion dans les projets de groupe.
Et au-delà de la pédagogie, ces méthodes sont transposables au management.
Un atelier de créativité peut :
• débloquer des situations où une équipe tourne en rond.
• fédérer autour d’un projet commun.
• révéler des talents cachés (celui qui n’ose jamais parler en réunion peut devenir une force de proposition).
Ce qui me plaît dans les formationsd’OpenClassrooms, c’est leur approche pragmatique.
Pas de théorie creuse : des outils immédiatement applicables, comme SCAMPER (que j’avais déjà évoqué pour repenser mon offre) ou la pensée inversée.
Et vous, avez-vous déjà testé ces techniques ?
La créativité, ça s’apprend… et ça se partage !

